mardi 21 novembre 2017

livre d'hnoch chapitre 70-87



CHAPITRE 70
1. Après cela, mon esprit se cacha, s’envola dans les cieux. J’aperçus les fils des saints anges
marchant sur un feu ardent ; leurs vêtements étaient blancs, et leurs visages transparents
comme le cristal.
2. Je vis deux rivières d’un feu brillant comme l’hyacinthe.
3. Alors je me prosternai devant le Seigneur des esprits.
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4. Et Michel, un des archanges, me prit par la main, me releva, et me conduisit dans le
sanctuaire mystérieux de la clémence et de la justice.
5. Il me montra toutes les choses cachées des limites du ciel, les réceptacles des étoiles, des
rayons lumineux, qui venaient éclairer les visages des saints.
6. Et il cacha l’esprit d’Enoch dans le ciel des cieux.
7. Là, j’aperçus au milieu de la lumière, un édifice bâti avec des pierres de cristal.
8. Et au milieu de ces pierres, des langues d’un feu vivant ; mon esprit vit un cercle, qui entourait
l’habitation enflammée des quatre côtés, et des fleuves de feu qui l’environnaient.
9. Les séraphins, les chérubins et les ophanims se tenaient debout tout autour. Ils ne dorment
jamais ; mais ils gardent le trône de gloire.
10. Et je vis des anges innombrables, des milliers de milliers, des myriades de myriades, qui
entouraient cette habitation.
11. Michel, Raphaël, Gabriel, Phanuel et les saints anges, qui étaient dans les cieux supérieurs, y
entraient et en sortaient. Raphaël et Gabriel sortaient de cette habitation, et une foule
innombrable de saints anges.
12. Avec eux alors apparaissait l’Ancien des jours, dont la tête était blanche et pure comme la
laine, et dont le vêtement est impossible à décrire.
13. Alors je me prosternai, et toute ma chair fut saisie d’un tremblement convulsif, et mon esprit
défaillit.
14. Et j’élevai la voix, pour le bénir, le louer et le célébrer.
15. Et les louanges qui s’échappaient de ma bouche étaient agréables à l’Ancien des jours.
16. L’Ancien des jours vint avec Michel et Gabriel, Raphaël et Phanuel, avec des milliers de
milliers, des myriades de myriades, qu’il n’était pas possible de compter.
17. Alors cet ange s’approcha de moi et me salua en ces termes : <<Tu es le Fils de l’homme, tu
es né pour la justice, et la justice s’est reposée en toi.
18. <<La justice de l’Ancien des jours ne t’abandonnera pas.
19. <<Il l’a dit : Il fera descendre sur toi la paix, car la paix vient de celui qui a créé le monde
20. <<Et elle reposera en toi à tout jamais.
21. <<Tous ceux qui seront, et qui marcheront dans les sentiers de la justice, te feront cortège
dans l’éternité.
22. <<Et leur demeure sera auprès de toi, leurs destinées seront confondues avec la tienne, et
elles n’en seront jamais séparées.
23. <<Et c’est ainsi qu’une longue suite de jours leur sera donnée avec le Fils de l’homme.
24. <<La paix sera pour les justes, la voie de sagesse aux saints, au nom du Seigneur des
esprits, dans tous les siècles.
CHAPITRE 71
1. Livre du cours des luminaires célestes, selon leurs ordres, leurs époques, leurs noms et les
lieux où ils commencent leur carrière, et leurs différentes places, toutes choses qu’Uriel, le
saint ange qui était avec moi et qui les gouverne, m’expliqua tour à tour.
2. Voici la première loi des luminaires. Le soleil, flambeau du jour, sort des portes du ciel, situées
à l’orient, et se couche à l’opposé, par les portes du ciel qui sont à l’occident.
3. J’aperçus six portes, par où le soleil commence sa carrière, et six portes par où il la finit.
4. Par ces mêmes portes la lune sort et entre également, et je vis ces princes des luminaires,
avec les astres qui les précédent, les six portes de leur lever, les six portes de leur coucher.
5. Toutes ces portes se trouvent l’une après l’autre dans le même alignement, et à droite et à
gauche se trouvent pratiquées des fenêtres.
6. D’abord on voit s’avancer le grand luminaire, qu’on appelle soleil, dont l’orbitre est comme
l’orbitre du ciel, et qui est tout resplendissant de feu et de flammes.
7. Le vent chasse le char sur lequel il est monté.
8. Mais bientôt il s’incline vers le nord pour s’avancer vers l’orient ; il tourne en passant par cette
porte, il éclaire cette partie du ciel.
9. C’est ainsi qu’il s’annonce dans sa carrière le premier mois.
10. Il part par la quatrième de ces portes qui est à l’orient.
11. Et à cette quatrième porte qu’il franchit le premier mois, il y a douze fenêtres ouvertes d’où
s’échappent des torrents de flammes, quand elles s’ouvrent à l’époque qui leur est marquée.
12. Lorsque le soleil se lève dans le ciel, il passe par la quatrième porte pendant trente jours, et
par la quatrième porte du côté de l’occident il descend en ligne droite.
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13. Après ce temps, les jours grandissent, les nuits sont diminuées pendant trente jours. Alors le
jour est de deux parties plus long que la nuit.
14. Le jour, en effet, a dix parties, tandis que la nuit n’en a que huit.
15. Cependant le soleil passe par cette quatrième porte, et se couche en passant par la porte
correspondante, puis il se rapproche de la cinquième porte, qui est à l’orient, pendant trente
jours, et il se couche de même en passant par la porte correspondante.
16. Alors le jour est encore augmenté d’une partie, en sorte que le jour a onze parties ; la nuit
décroît et n’en a que sept.
17. Alors le soleil s’avance vers l’orient en passant la sixième porte, et il se lève et se couche en
passant par cette porte pendant trente jours.
18. En ce temps, le jour est deux fois plus long que la nuit, en contient douze parties.
19. Quant à la nuit, elle diminue dans la même proportion et ne contient que six parties. Enfin le
soleil se décline, en sorte que le jour diminue pendant que la nuit augmente.
20. Car le soleil revient vers l’orient, en passant par la sixième porte, par laquelle il sort et il entre
pendant trente jours.
21. Après cette période, le jour diminue d’un degré, il n’a donc plus que onze parties, tandis que
la nuit en a sept.
22. Le soleil quitte l’occident, en passant par la sixième porte, et s’avance vers l’orient, se lève par
la cinquième porte pendant trente jours, et se couche également à l’occident en passant par la
cinquième porte.
23. A ce moment le jour est diminué de deux douzièmes en sorte qu’il a dix parties, tandis que la
nuit en a huit.
24. Or, le soleil passe à l’orient comme à l’occident par la cinquième porte. Enfin il se lève par la
quatrième pendant trente et un jours, et se couche à l’occident.
25. À cette époque le jour est égal à la nuit, en sorte que l’un et l’autre ont également neuf parties.
26. Alors le soleil quitte cette porte, et s’avançant vers l’orient, passe par la troisième porte aussi
bien à son lever qu’à son coucher.
27. À partir de cette époque la nuit s’accroît pendant trente jours, en sorte que la nuit comprend
dix parties, tandis que le jour n’en comprend que huit.
28. Alors le soleil sort par la troisième porte et va se coucher pareillement par la troisième porte à
l’occident pendant trente jours.
29. Puis il passe la seconde aussi bien à l’orient qu’à l’occident.
30. En ce temps la nuit a onze parties et le jour sept seulement.
31. C’est le temps que le soleil passe par la seconde soit à son lever soit à son coucher. Puis il
décline et arrive à la première porte, qu’il franchit pendant trente jours.
32. Il se couche également par la première porte.
33. Alors la nuit est double du jour.
34. Ainsi elle a douze portes, pendant que le jour n’en a que six.
35. Et quand le soleil est arrivé à ce point il recommence sa carrière.
36. Il passe par cette porte, pendant trente jours, et se couche dans la même porte à l’occident.
37. Dans ce temps la nuit diminue d’une partie, elle n’en comprend que onze.
38. Quant au jour, il n’a que sept parties.
39. Alors le soleil passe par la seconde porte, à l’orient.
40. Revient par celle qu’il avait fuie d’abord pendant trente jours, se levant et se couchant aux
deux portes correspondantes.
41. La nuit diminue encore, elle n’a plus que dix parties, et le jour huit. Le soleil passe par la
seconde porte soit à son lever, soit à son coucher, puis il s’avance vers l’orient, se lève par la
troisième porte pendant trente jours, et va se coucher à la porte correspondante de l’occident.
42. La nuit continue à décroître, elle ne contient plus que neuf parties, autant que le jour, alors il y
a égalité entre l’un et l’autre ; l’année est à son trois cent soixante-quatrième jour.
43. Ainsi c’est la course même du soleil qui produit la longueur ou la brièveté des jours et des
nuits.
44. C’est lui qui fait que le jour s’accroît successivement, que la nuit diminue dans le même
rapport.
45. Telle est la loi du cours du soleil, il s’avance, il recule tour à tour. Telle est la destinée de ce
grand luminaire destiné à éclairer la terre.
46. Ce luminaire auquel Dieu dès le néant a donné le nom de soleil.
47. Car ainsi qu’il entre et qu’il sort, sans jamais avoir de relâche, fendant jour et nuit en son char
les plaines éthérées. Sa lumière éclaire sept parties de la lune, mais leurs dimensions à
toutes deux sont égales.
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CHAPITRE 72
1. Après cette première loi, je vis celle qui regarde le luminaire inférieur, qui s’appelle la lune, et
dont l’orbitre est comme l’orbitre du ciel.
2. C’est encore le vent qui pousse le char sur lequel elle est montée ; mais sa lumière lui est
dispensée avec mesure.
3. Chaque mois son coucher et son lever varient, et ses jours sont comme les jours du soleil. Et
quand sa lumière est pleine, elle contient sept parties du soleil.
4. Elle se lève, et prend sa course vers l’orient pendant trente jours.
5. En ce temps, elle apparaît, et constitue pour vous le commencement du mois. Pendant trente
jours elle passe par la porte que franchit le soleil.
6. Alors elle est presque invisible, en sorte qu’il ne paraît en elle aucune lumière, excepté la
septième partie de sa lumière totale, chaque jour elle s’accroît d’une portion, mais se levant et
se couchant toujours avec le soleil.
7. Quand le soleil se lève, la lune se lève avec lui, et en reçoit une faible portion de lumière.
8. Dans cette nuit, le premier jour avant le jour de la lune, la lune se couche avec le soleil.
9. Et pendant cette nuit, la lune est obscure, mais elle se lève avec la septième partie de sa
lumière, en s’écartant du lever du soleil.
10. Mais peu à peu elle s’éclaire jusqu’à ce que sa lumière soit complète.
CHAPITRE 73
1. Alors je vis une autre loi, qui consiste dans la détermination des mois lunaires : Uriel mon
saint ange et mon conducteur ne me laissa rien ignorer.
2. J’ai donc tout écrit, dans la manière qu’il me l’a révélé.
3. J’ai noté les mois, dans l’ordre qu’ils arrivent, l’apparition et les phases de la lune pendant
quinze jours.
4. J’ai écrit à quelle époque la lune perd complètement sa lumière, et à quelle époque elle jouit
de tout son éclat.
5. En certains mois la lune s’avance seule, et pendant deux autres mois elle se couche avec le
soleil par les deux portes qui se trouvent au milieu, c’est-à-dire, par la troisième et la
quatrième. Elle sort pendant sept jours, et accomplit sa course.
6. Puis elle se rapproche de la porte qu’a franchie le soleil, et pendant huit jours elle passe par la
seconde porte, ainsi que le soleil.
7. Et lorsque le soleil sort par la quatrième porte, la lune en sort pendant sept jours, jusqu’à ce
que le soleil passe par la cinquième porte.
8. Pendant sept jours encore, elle décline vers la quatrième porte ; elle est alors dans tout son
éclat ; mais elle diminue bientôt et s’avance par la première porte pendant huit jours.
9. Puis elle se dirige de nouveau vers la quatrième porte, d’où le soleil se lève.
10. Je vis donc leur position, ainsi que le lever et le coucher du soleil, suivant l’ordre de ses mois.
1. Et dans ces jours à chaque cinq années on ajoutera trente jours, parce qu’ils sont en plus
dans l’année solaire. Et tous les jours qui appartiendront à une de ces cinq années seront au
nombre de trois cent soixante-quatre. Il y aura en plus six jours pour chacune d’elles, de
manière à former un mois supplémentaire de trente jours.
2. Le mois lunaire est plus court que le mois solaire et sidéral.
3. Du reste, c’est elle qui règle les années, de la manière qu’elles ne varient pas d’un seul jour et
se composent invariablement de trois cent soixante-quatre jours. En trois ans, il y a mille
quatre-vingt-douze jours ; en cinq années, dix-huit cent vingt ; en huit années, deux mille neuf
cent-douze jours.
4. Quant aux années lunaires, trois années comprennent mille soixante-deux jours ; cinq
années, moins longues que celles du soleil de cinquante jours, n’embrassent que mille sept
cent soixante-dix jours, et huit années lunaires comprennent deux mille huit cent trente-deux
jours.
5. Aussi huit années lunaires sont-elles plus courtes que huit années solaires de quatre-vingts
jours.
6. L’année se forme donc par la course du soleil ou de la lune ; elle est donc, suivant qu’on se
rapporte à l’un ou à l’autre de ces astres, ou plus longue ou plus courte.
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CHAPITRE 74
1. Voici maintenant les chefs et les princes qui président à toute la création, à toutes les étoiles,
ainsi qu’aux quatre jours intercalaires ajoutés pour compléter l’année.
2. Ils ont besoin de ces quatre jours, qui ne font point partie de l’année.
3. Les hommes se trompent respectivement au sujet de ces jours ; car il faut se rapporter à ces
luminaires pour s’en rendre compte, puisque l’un est intercalé à la première porte, le second à
la troisième, un autre à la quatrième, et le dernier à la sixième.
4. C’est ainsi que se trouve complété le nombre de trois cent soixante-quatre positions, qui
forment autant de jours. Voilà les signes :
5. Les saisons.
6. Les années.
7. Et les jours tels qu’Uriel me les fit connaître. Uriel est l’ange que le Seigneur de gloire a
préposé à toutes les étoiles.
8. Qui brillent dans le ciel et éclairent la terre. Ce sont :
9. Les dispensateurs des jours et des nuits, savoir : le soleil, la lune, les astres de toute la milice
céleste qui, avec tous les autres chars, parcourent le ciel en tous sens.
10. Ainsi Uriel me fit voir douze portes qui s’ouvrent pour le char du soleil, d’où jaillissent des
infinités de rayons.
11. C’est par eux que l’été se forme en la terre quand ces portes s’ouvrent aux époques fixées ;
d’elles aussi s’échappent les vents et les esprits de la rosée, quand les fenêtres aux
extrémités du ciel s’ouvrent aux époques fixées par la volonté divine.
12. Je vis douze portes dans le ciel aux extrémités de la terre, desquelles sortent le soleil et la
lune et les étoiles et tous les ouvrages du ciel au levant et au couchant.
13. Bien d’autres fenêtres s’ouvrent encore à droite et à gauche.
14. L’une de ces fenêtres augmente la chaleur de l’été, aussi bien que les portes d’où sortent et
où rentrent sans cesse les étoiles dans un cercle sans fin.
15. Et je vis dans le ciel le char de ces étoiles qui tournait sur le monde sans jamais décliner. Une
d’entre elles est plus brillante que les autres ; celle-ci fait le tour du monde entier.
CHAPITRE 75
1. Et vers les frontières de la terre, je vis douze portes pour tous les vents, qui s’en échappent
de temps en temps pour se répandre sur la terre.
2. Trois de ces portes s’ouvrent dans la partie opposée du ciel, trois autres à l’occident, trois à
droite et trois à gauche. Les trois premières regardent l’orient ; les trois dernières le nord.
Celles qui sont placées à droite et à gauche regardent respectivement le midi et l’occident.
3. Par quatre portes sortent des vents de bénédiction et de salut, et par les huit autres des vents
de désolation. Quand ils en ont mission, ils corrompent la terre et ses habitants, l’eau et tout
ce qui vit dedans.
4. Le prince des vents sort par la porte placée à l’orient et par la première porte à l’orient qui
s’incline vers le midi. Ce vent apporte la destruction, l’aridité, la chaleur suffocante et la
corruption.
5. De la seconde porte, qui est au milieu, sortent l’égalité ou la juste mesure de toutes choses, la
pluie, la fertilité, la salubrité et la force ; de la dernière porte, tournée vers le nord, proviennent
le froid et l’aridité.
6. Après ces vents viennent les vents du Notus, qui soufflent par trois portes principales ; par la
première, tournée vers l’orient, s’échappe le vent chaud.
7. Mais par la porte du milieu s’exhale une odeur agréable, la rosée, la pluie, le salut et la vie.
8. De la troisième porte, vers l’occident, proviennent la rosée, la pluie, la nielle et la perdition.
9. Les Aquilons soufflent par trois portes. De la septième, placée près de celle qui regarde le
midi, sortent la rosée, la pluie, la nielle et la perdition. De celle du milieu viennent la pluie, la
rosée, la vie et le salut. De la troisième porte, tournée à l’occident, mais se rapprochant du
nord, viennent les nuées, les glaces, la neige, la pluie et la rosée.
10. Viennent ensuite, dans la quatrième région, les vents occidentaux. De la première porte
sortent la rosée, la pluie, la glace, le froid, la neige et la gelée ; de la porte du milieu, la pluie,
la rosée, le calme et l’abondance.
11. De la dernière, du côté du midi, l’aridité, la destruction, la sécheresse et la mort.
12. Ainsi se termine la description des douzes portes placées aux quatre coins du ciel.
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13. Toutes leurs lois, toutes leurs influences bonnes ou mauvaises, je te les ai expliquées, ô mon
fils Mathusala !
CHAPITRE 76
1. Le premier vent s’appelle oriental, parce qu’il est le premier.
2. Le second, se nomme vent du midi, parce que c’est à ce moment que descend l’éternel, le
Béni à jamais.
3. Le vent d’occident, s’appelle encore vent de la diminution parce que c’est de son côté que
tous les luminaires célestes s’affaiblissent et descendent.
4. Le quatrième vent, le vent du septentrion, se subdivise en trois parties ; l’une est consacrée à
l’habitation des hommes, l’autre est occupée par des lacs, des vallées, des forêts, des
rivières, des lieux couverts de ténèbres ou de neige ; la troisième enfin, est le paradis.
5. Je vis sept montagnes plus hautes que toutes les montagnes de la terre, d’où sortent les
frimas, les jours, les saisons, et les années y vont et s’y évanouissent.
6. Je vis sept fleuves sur la terre, plus grands que tous les autres fleuves ; l’un coule de
l’occident à l’orient, et va se jeter dans la grande mer.
7. Deux autres coulent du nord à la mer, et vont se jeter dans la mer Erythrée, vers l’orient.
Quant aux quatre autres, deux coulent du nord vers la mer Erythrée, les deux derniers vont se
jeter dans la grande mer, là où se trouve un immense désert.
8. Je vis sept grandes îles sur cette mer, deux proches de la terre, cinq dans la grande mer.
CHAPITRE 77
1. Les noms du soleil sont : Oz-iâres et Tomâs.
2. La lune a quatre noms : le premier est Asonia, le second Ebla ; le troisième Benaces, et le
quatrième Erae.
3. Tels sont ces deux grands luminaires, dont les orbites sont comme les orbitres du ciel, et dont
les dimensions sont égales.
4. Dans l’orbitre du soleil, il y a sept parties de lumière, qui sont réfléchies par la lune. Ces sept
parties vont frapper la lune jusqu’à la dernière. Ils sortent par la porte de l’occident, après
avoir éclairé le septentrion, et reviennent dans le ciel par la porte de l’orient.
5. Lorsque la lune se lève, elle apparaît dans le ciel ; et elle est éclairée par la moitié de la
septième partie de la lune.
6. Cette lumière se complète au bout de quatorze jours.
7. Bientôt se complétèrent trois fois cinq parties de lumière, en sorte qu’après quinze jours, elle
soit arrivée à sa parfaite croissance.
8. La lune alors réfléchit toute la lumière qu’elle reçoit du soleil.
9. Elle décroît ensuite, et elle suit dans sa décroissance la même marche qu’elle avait mise dans
sa croissance.
10. En certains mois, la lune a vingt-neuf jours.
11. Il y a d’autres mois où elle n’a que vingt-huit jours.
12. Uriel me révéla encore une autre loi. C’est la manière dont la lumière émanant du soleil vient
se répandre sur la lune.
13. Pendant tout le temps que la lune progresse dans sa lumière, elle s’avance devant le soleil,
jusqu’à ce qu’au bout de quatorze jours sa lumière devienne pleine dans le ciel.
14. Mais quand elle décroît, ou que cette lumière est absorbée peu à peu dans le ciel, le premier
jour s’appelle nouvelle lune, parce que c’est dans ce jour qu’elle recommence à recevoir la
lumière du soleil.
15. Elle se trouve complète, le jour où le soleil descend à l’occident, pendant que la lune monte à
l’orient.
16. Alors la lune brille pendant toute la nuit jusqu’à ce que le soleil se lève avant elle ; alors la
lune s’évanouit devant le soleil.
17. Quand la lumière s’approche de la lune, elle décroît encore, jusqu’à ce qu’elle soit
complètement éclipsée ; alors son temps est terminé.
18. Alors son orbitre vide est sans aucun éclat.
19. Pendant trois mois elle accomplit sa période en trente jours, et pendant trois autres mois, elle
l’accomplit en vingt-neuf jours.
20. Et pendant trois mois elle a une période de trente jours, et pendant trois mois, une période de
vingt-neuf jours.
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21. La nuit, elle apparaît pendant vingt jours comme une figure d’homme, et dans le jour, elle se
confond avec le ciel.
CHAPITRE 78
1. Et maintenant, mon fils Mathusala, je t’ai tout fait connaître ; et la description du ciel est
terminée.
2. Je t’ai fait voir le cours de tous les globes lumineux qui président aux saisons, aux différents
temps de l’année, et leurs diverses influences, produisant les mois, les semaines et les jours.
Je t’ai également fait voir les décroissements de la lune, qui ont lieu à la sixième porte, car
c’est à cette porte que la lune perd sa lumière.
3. C’est par là que commence la lune ; c’est aussi là qu’elle finit à époque certaine, lorsqu’elle a
parcouru cent soixante-dix-sept jours, c’est-à-dire vint-cinq semaines et deux jours.
4. Sa période est plus petite que celle du soleil ; elle a cinq jours de moins par semestre.
5. Quand elle se trouve dans son plein, elle présente la face d’un homme. C’est ainsi que me l’a
fait connaître Uriel, le grand ange qui la régit.
CHAPITRE 79
1. Dans ces jours-là, Uriel me dit : Voici, je t’ai fait tout connaître, ô Enoch.
2. Je t’ai tout révélé. Tu vois le soleil, la lune et les anges qui dirigent les étoiles du ciel, qui
président à leurs mouvements, à leurs phases, à leurs conversions.
3. Les jours des pécheurs ne seront point complets.
4. Leurs semences manqueront dans les champs et dans les campagnes ; les travaux de terre
seront bouleversés, rien ne viendra pour eux en son temps. La pluie restera dans les airs, et
le ciel sera d’airain.
5. En ce temps-là les produits de la terre seront tardifs ; ils ne fleuriront point en leur temps, et
les arbres retiendront leurs fruits.
6. La lune changera son cours, elle n’apparaîtra point en son temps ; le ciel brûlant et sans
nuages sera visible, et la stérilité s’étendra sur la face de la terre. Des météores sillonneront le
ciel ; car beaucoup d’étoiles, se détournant de leur course accoutumée, erreront dans
l’espace.
7. Et les anges qui les régissent ne seront point là pour les faire rentrer dans leur route ; et
toutes les étoiles se soulèveront contre les pécheurs.
8. Les habitants de la terre seront confondus dans leurs pensées ; ils pervertiront toutes les
voies.
9. Ils transgresseront les commandements du Seigneur et se croiront des dieux ; cependant le
mal ne fera que se multiplier au milieu d’eux.
10. Mais le châtiment céleste ne se fera pas attendre : ils périront tous.
CHAPITRE 80
1. Et il me dit : << O Enoch, regarde ce livre qui est descendu des cieux ; lis ce qui y est
contenu, et cherche à comprendre tout ce qu’il contient. >>
2. Alors j’aperçus tout ce qui venait du ciel. et je compris tout ce qui était écrit dans le livre. En le
lisant, je connus toutes les oeuvres des hommes ;
3. Toutes les oeuvres des enfants de la chair, depuis le commencement jusqu’à la fin.
4. Et je louai le Seigneur, le Roi de gloire, l’Ouvrier de toutes ces merveilles.
5. Et je le célébrai à cause de sa longanimité, à cause de sa miséricorde envers les enfants du
monde.
6. Et je m’écriai : Bienheureux est l’homme qui meurt dans la justice et le bien, et auquel on ne
peut opposer aucun livre de crimes ; qui n’a point connu l’iniquité.
7. Alors les trois saints me saisirent, et, me transportant sur la terre, me déposèrent devant la
porte de ma maison.
8. Et ils me dirent : Explique toutes ces choses à ton fils Mathusala ; annonce à tous tes enfants
que nulle chair ne sera justifiée devant le Seigneur, car il est le Créateur.
9. Pendant une année entière nous le laisserons avec tes enfants, jusqu’à ce que tu recouvres
ta force première et que tu sois en état d’instruire ta famille, d’écrire toutes les choses que tu
as vues, et de les expliquer à tes enfants. Mais, au milieu de l’année prochaine, on t’enlèvera
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du milieu des tiens ; et ton coeur retrouvera sa première force ; car l’élu découvrira à l’élu les
secrets de la justice, le juste se réjouira avec le juste ; ils confesseront Dieu ensemble. Quant
aux pécheurs, ils périront avec les pécheurs ;
10. Et les pervers avec les pervers.
11. Ceux-là mêmes qui auront vécu dans la justice mourront à cause des méfaits des hommes, et
ils expireront à cause des actions des méchants.
12. Dans ces jours, ils cesseront de me parler.
13. Et je revins à mes frères, en louant et en bénissant le Seigneur.
CHAPITRE 81
1. Or, mon fils Mathusala, je t’ai tout dit, tout écrit ; je t’ai tout révélé, et je t’ai donné un traité sur
chaque chose.
2. Conserve, mon fils, les livres écrits de la main de ton père, et transmets-les aux générations
futures.
3. Je t’ai donné la sagesse, à toi, à tes enfants et à ta postérité, afin qu’ils la transmettent, cette
sagesse supérieure à toutes leurs pensées, à leur postérité. Et ceux qui la comprendront ne
dormiront point ; mais ils ouvriront leurs oreilles pour la recevoir, afin de se rendre dignes de
cette sagesse, qui sera pour eux comme une nourriture céleste.
4. Bienheureux les justes, bienheureux ceux qui marchent dans la justice, qui ne connaissent
point l’iniquité, et qui ne ressemblent point aux pécheurs dont les jours sont comptés.
5. Quant à la marche du soleil dans le ciel, il entre et il sort par les différentes portes pendant
trente jours, avec les chefs des mille espèces d’étoiles, avec les quatre qui leur sont ajoutés et
qui sont relatifs aux quatre jours supplémentaires.
6. Les hommes sont dans de grandes erreurs au sujet de ces jours ; ils n’en font point mention
dans leurs calculs. Mais ces jours supplémentaires existent : un à la première porte, un
second à la troisième, un troisième à la quatrième, un dernier à la sixième porte.
7. L’année est ainsi composée de trois cent soixante-quatre jours.
8. Ainsi le calcul est exact. Car ces luminaires, ces mois, ces périodes, ces années et ces jours,
Uriel me les a révélés et expliqués, lui qui, de par Dieu, a puissance sur tous ces astres, et qui
règle leurs influences.
9. Voilà l’ordre des astres, chacun suivant l’endroit du ciel où il se lève et se couche, suivant les
saisons, les temps, les périodes, les jours et les mois.
10. Voici les noms de ceux qui les dirigent, qui veillent sur leurs voies, sur leurs périodes, sur
leurs influences.
11. Quatre d’entre eux ouvrent la marche ; ils partagent l’année en quatre parties. Douze autres
viennent ensuite, qui forment les douzes mois de l’année, divisés en trois cent soixante-quatre
jours, avec les chefs des mille qui distinguent les jours, les jours ordinaires comme les jours
supplémentaires ; qui, comme les premiers chefs, partagent l’année en quatre parties.
12. Les chefs des mille sont placés au milieu des autres, et chacun d’eux est à sa place. Or, voici
les noms de ceux qui président aux quatre parties de l’année, savoir : Melkel, Helammelak ;
13. Meleyal et Narel.
14. Quant aux noms des autres, ce sont : Adnarel, Jyasural et Jeyeluineal.
15. Ces trois derniers marchent après les chefs de la classe des étoiles ; chacun marche
régulièrement après ceux qui partagent l’année en quatre parties.
16. Dans la première partie de l’année apparaît Melkel, qu’on nomme encore Tamaâ et Zahaïa.
17. Les jours soumis à son influence sont au nombre de quatre-ving-onze.
18. Et voici ce que l’on voit sur la terre pendant ces jours : sueur, chaleur et travail. Tous les
arbres deviennent fertiles, les feuilles poussent, la moisson réjouit le laboureur, la rose et
toutes les fleurs embellissent la campagne, et les arbres morts dans l’hiver se dessèchent.
19. Voici ceux qui commandent en second : Barkel, Zehabel et Heloyalel, auquel s’adjoint encore
Helammelak, appelé aussi Soleil, ou très-brillant.
20. Les jours soumis à leur influence sont au nombre de quatre-vingt-onze.
21. Voici ce qui se passe sur la terre pendant ce temps : chaleur et sécheresse ; les arbres
donnent leurs fruits, et les fruits sont excellents à sécher.
22. Les troupeaux vont à leurs pâturages, et les brebis mettent bas. On ramasse tous les biens de
la terre ; on amoncelle les grains dans les greniers, et on porte le raisin dans les pressoirs.
23. Les noms des autres sont Gédael, Keel, Héel ;
24. Auxquels il faut ajouter Asphael.
25. Et les jours de son autorité sont expirés et finis.
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CHAPITRE 81
1. Et maintenant, mon fils Mathusala, je t’ai fait part de toutes les visions que j’ai vues avant toi.
J’en eus encore deux autres avant de me marier, et l’une d’elles ne ressemblait pas à l’autre.
2. La première m’apparut pendant que j’étais occupé à lire ; et la seconde quelque temps avant
d’épouser ta mère. C’était deux importantes visions.
3. Au sujet desquelles j’intérrogeai le Seigneur.
4. Je reposais dans ma maison de mon aïeul Malaleel, et je vis le ciel brillant et radieux.
5. Et je me prosternai, et je vis la terre dévorée par un grand gouffre, et des montagnes
suspendues au-dessus des montagnes.
6. Des collines tombaient sur les collines, les arbres les plus hauts se fendaient dans toute leur
hauteur, et ils étaient précipités dans l’abîme et descendaient au fond.
7. A la vue de ce chaos, ma voix balbutiait. Je m’écriai : C’en est fait de la terre. Alors mon aïeul
Malaleel me releva, et me dit : Pourquoi t’écries-tu, mon fils, pourquoi te lamentes-tu ?
8. Je lui racontai la vision que j’avais eue, et il me dit : Ce que tu as vu est grave, mon fils.
9. Et la vision que tu as eue est frappante ; elle se rapporte évidemment aux péchés de la terre,
que l’abîme doit dévorer. Oui, il arrivera une grande catastrophe.
10. C’est pourquoi, ô mon fils, lève-toi et implore le Dieu de gloire, car tu es fidèle, et pour qu’il
laisse quelques personnes sur la terre, et que les hommes ne périssent pas tous. Mon fils, la
catastrophe viendra du ciel sur la terre ; et ce sera une grande ruine.
11. Alors je me levai et je suppliai le Seigneur ; j’écrivis mes prières pour les générations du
monde, donnant à mon fils Mathusala toutes les explications qu’il pouvait désirer.
12. Et quand je fus sorti, et que j’eus vu le soleil se levant à l’orient, la lune descendant à
l’occident, toutes les étoiles que Dieu a créées s’avançant majestueusement dans le ciel,
alors je célébrai le Seigneur de toute justice, j’exaltai son saint nom, parce qu’il avait fait surgir
le soleil aux fenêtres de l’orient ; il monte et s’élève à la face du ciel et il parcourt sa brillante
carrière.
CHAPITRE 83
1. Et j’élevai les mains au ciel et je louai le saint et le Très-Haut. Et j’ouvris la bouche, et me
servant de la langue que Dieu a donnée à tous les enfants des hommes, pour servir
d’instrument à leurs pensées, je le célébrai en ces termes :
2. Tu es béni, Seigneur, roi puissant et sublime, seigneur de toutes les créatures du ciel, Roi des
rois, Dieu de tout l’univers, dont le règne, la domination et la majesté n’auront jamais de fin.
3. De siècle en siècle ton règne subsistera. Les cieux constituent ton trône à jamais, et la terre
est ton marchepied d’éternité en éternité.
4. Car c’est toi qui les as faites, c’est toi qui les gouvernes. Rien ne peut se soustraire à ta
puissance infinie. Avec toi la sagesse est immuable : elle veille sans cesse auprès de ton
trône. Tu connais, tu vois, tu entends tout, rien ne peut se soustraire à ton puissant regard,
car ton oeil est partout !
5. Voici les anges qui ont transgressé tes commandements ; et ta colère plane sur la chair de
l’homme, jusqu’au grand jour du jugement.
6. Or, Seigneur, mon Dieu, roi puissant et clément, je t’implore, je te supplie ; exauce mes
prières ; que ma postérité se perpétue sur la terre, que le genre humain ne périsse pas tout
entier !
7. N’abandonne point la terre désolée, et qu’elle ne soit point détruite à jamais !
8. O Seigneur, extermine de la face de la terre la chair qui t’a offensé. Mais conserve la race des
justes pour la perpétuer à jamais. O Seigneur ne détourne point ta face de ton serviteur.
CHAPITRE 84
1. Ensuite j’eus une autre vision, que je vais encore t’expliquer, ô mon fils. Et Enoch se leva et
dit à son fils Mathusala : Laisse-moi t’entretenir, ô mon fils. Écoute la parole de ma bouche, et
prête l’oreille à la vision et au songe de ton père. Avant d’épouser ta mère, j’eus une vision
dans mon lit.
2. Voici un taureau sortant de la terre.
3. Et ce taureau était blanc.
4. Ensuite sortit une génisse, et avec elle deux jeunes veaux, dont l’un était noir et l’autre rouge.
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5. Le noir frappa le rouge et le poursuivait par toute la terre.
6. Dès ce moment je m’aperçus plus le veau rouge ; mais le noir survint à une extrême
vieillesse, et il y avait avec lui une génisse.
7. Ensuite je vis beaucoup de taureaux nés de ce couple, qui leur ressemblaient et qui les
suivaient.
8. Et la première génisse sortit de la présence du premier taureau ; et elle chercha le veau
rouge, mais elle ne le trouva point.
9. Et elle poussait des gémissements lamentables, en le cherchant.
10. Et elle continua ses cris jusqu’à ce que le taureau s’approcha d’elle ; dès ce moment elle
cessa de se plaindre et de gémir.
11. Et puis elle mit au monde un taureau blanc.
12. Et après celui-ci beaucoup d’autres taureaux et d’autres génisses.
13. Je vis encore dans mon songe un boeuf blanc, qui grandit de la même manière, et finit par
devenir un grand boeuf blanc.
14. Et de lui sortirent beaucoup d’autres boeufs qui lui étaient semblables.
15. Et ils commencèrent à produire d’autres boeufs blancs, qui leur étaient semblables, et ils se
succédaient les uns aux autres.
CHAPITRE 85
1. Je levai encore les yeux, et je vis le ciel au-dessus de ma tête.
2. Et voici qu’une étoile tomba du ciel.
3. Et elle se dressait au milieu de ces taureaux et paraissait paître avec eux.
4. Ensuite je vis d’autres taureaux grands et noirs ; et voici qu’ils changeaient sans cesse de
pâturages et d’étables, lorsque leurs jeunes veaux commencèrent à se lamenter avec eux ; et
en regardant encore au ciel, je voyais beaucoup d’autres astres qui redescendaient et se
précipitaient vers cette étoile unique.
5. Au milieu des jeunes veaux, les taureaux étaient avec eux et paissaient avec eux.
6. Je regardai et j’admirai ces choses, et voici que les taureaux commencèrent à entrer en feu et
à monter sur les génisses ; celles-ci ayant conçu, mirent au monde des éléphants, des
chameaux et des ânes.
7. Et les taureaux étaient épouvantés de cette génération monstreuse, et aussitôt ils se mirent à
les mordre et à les frapper de leurs cornes.
8. Et les éléphants dévorèrent les taureaux, et voici que tous les enfants de la terre frémissaient
à ce spectacle et fuyaient épouvantés.
CHAPITRE 86
1. Je les regardai encore, et je les vis se frapper les uns les autres, se dévorer, et j’entendis la
terre qui en gémissait. Alors je tournai une seconde fois mes regards vers le ciel, et dans une
seconde vision, je vis sortir des hommes semblables à des hommes blancs. Il y en avait un, et
trois autres qui l’accompagnaient.
2. Ces trois hommes qui sortirent les derniers, me prirent par la main, et m’élevant au-dessus de
la terre et de ses habitants, me conduisirent dans un lieu élevé.
3. Et de là ils me montrèrent une haute tour environnée de collines plus basses ; et ils me
dirent : Reste ici, jusqu’à ce que tu voies ce qui doit arriver par ces éléphants, ces chameaux
et ces ânes, ces astres et toutes ces génisses.
CHAPITRE 87
1. Alors j’aperçus celui de ces quatres hommes blancs qui était sorti le premier.
2. Et il saisit la première étoile qui était tombée du ciel.
3. Et il lui lia les pieds et les mains, et la jeta dans une vallée, vallée étroite, profonde, horrible et
ténébreuse.
4. Alors un des quatres tira un glaive et le donna aux éléphants, aux chameaux et aux ânes, qui
commencèrent à s’en frapper mutuellement ; et toute la terre en frémit.
5. Et dans ma vision, voici : je vis un des quatre hommes qui étaient descendus du ciel, qui
rassembla et saisit toutes les grandes étoiles, dont les parties sexuelles étaient semblables
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aux parties sexuelles des chevaux, et il les jeta toutes, pieds et mains liés, dans les cavernes
de la terre

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